Compétences / Proche interpellé
Un proche vient d'être interpellé : que faire
Vous venez d'apprendre qu'un proche a été interpellé. Vous ne savez pas où il est, ni ce qu'on lui reproche. Voici ce qu'il faut faire, dans l'ordre.
Les cinq choses à faire maintenant
- Appelez un avocat. Vous pouvez le désigner pour lui.
- Notez son identité complète : nom, prénoms, date et lieu de naissance.
- Cherchez le lieu : commissariat, brigade de gendarmerie, ou l'endroit de l'interpellation.
- Signalez tout problème de santé : traitement en cours, maladie, handicap, grossesse, fragilité psychologique.
- Rassemblez ses papiers : pièce d'identité, justificatif de domicile, contrat de travail.
Ces cinq éléments suffisent. Le reste peut attendre.
Les trois choses à ne pas faire
- Ne cherchez pas à le joindre. Vous ne pourrez pas lui parler pendant la mesure, et vos messages peuvent être exploités.
- Ne contactez pas les autres personnes concernées par l'affaire. Cela peut être interprété comme une concertation.
- N'attendez pas d'en savoir plus pour appeler un avocat. C'est précisément son rôle d'aller chercher l'information.
Comment savoir où il se trouve
Une personne interpellée est conduite au service d'enquête compétent, généralement le commissariat ou la brigade du lieu des faits.
Elle a le droit de faire prévenir un proche. Si vous n'avez reçu aucun appel, cela ne signifie pas qu'elle y a renoncé : ce droit peut être exercé avec un décalage.
L'avocat désigné peut se renseigner directement auprès des services et obtenir l'information beaucoup plus vite qu'un particulier.
Ce que vous pouvez faire, et ce que vous ne pouvez pas faire
Vous pouvez désigner l'avocat. C'est votre principal levier, et il est immédiat.
Vous pouvez transmettre à cet avocat toutes les informations utiles : situation familiale, emploi, logement, santé.
Vous pouvez commencer à réunir les documents qui serviront si la procédure se poursuit.
Vous ne pouvez pas assister aux auditions, ni consulter le dossier, ni communiquer avec la personne. Seul l'avocat le peut.
Ce qui va se passer ensuite
Trois hypothèses principales.
La personne est placée en garde à vue. Elle peut y rester vingt-quatre heures, prolongeables une fois en droit commun.
Elle est entendue librement et repart, avec ou sans convocation ultérieure.
À l'issue de la garde à vue, elle est conduite au tribunal. C'est le déferrement.
Questions fréquentes
Textes applicables
Le cabinet intervient à Marseille, à Paris et en France